Lever de soleil sur un palétuvier rouge, Cayos Cochinos, Honduras (© Mac Stone/Tandem Stills + Motion)
Au petit matin, un silence presque irréel enveloppe les mangroves de Cayos Cochinos, en Honduras. Le soleil se lève sur les eaux calmes de la mer des Caraïbes, et les îlots bas semblent flotter entre ciel et mer. Au centre du paysage, un palétuvier rouge déploie ses racines aériennes comme les arches d'un pont ancien, leurs courbes se reflétant dans l'eau immobile teintée d'or.
On pense aux mangroves de Guadeloupe ou de Martinique, ces « forêts sur l'eau » où les racines s'entrelacent dans une boue noire et fertile. Ici comme là‑bas, la vie foisonne : crabes, crevettes et poissons trouvent refuge dans cette pouponnière naturelle. Ces forêts côtières stockent aussi d'importantes quantités de carbone, bien plus que nombre de forêts terrestres.
Pourtant, les mangroves reculent à un rythme alarmant. Voir le soleil filtrer à travers les branches arquées de Cayos Cochinos, c'est contempler une défense naturelle essentielle — et comprendre qu'elle doit être protégée.